Documentation sur les armes et armures

Armes contemporaines de Marignan d’après les collections du musée de l’Armée

 

Armures complètes :

Armure de François Ier, détail

Armure de François Ier, détail

armure de François Ier détail encolure cheval

armure de François Ier détail encolure cheval

Armure de François Ier

Armure de François Ier

armures Nicolo SIlva 1510

armures Nicolo SIlva 1510

armures Nicolo SIlva 1510

armures Nicolo SIlva 1510

armure Niccolo SIlva Milan 1510

armure Niccolo SIlva Milan 1510

Armure Milanaise Niccolo silva vers 1510

Armure Milanaise Niccolo silva vers 1510

armure dite de Bayard

armure dite de Bayard

armure de Galiot de Genouillac

armure de Galiot de Genouillac

Les deux armures Milanaises de Niccolo Silva réunissent vraisemblablement les éléments d’une même commande appelée «petite garniture » permettant le montage de deux harnois (armures) dont l’un pouvait être destiné plus spécifiquement à l’action militaire et l’autre à la joute (celui de gauche comme l’indique l’appendice servant à maintenir la lance sur la droite du corselet). L’ensemble de ces pièces aux contours sculpturaux délicatement soulignés d’un filet de rinceaux (ornements représentant des rameaux en volutes) gravés et dorés, d’une extrême qualité, est représentatif de la production milanaise du début du XVIe siècle. Sur le harnois inventorié G7, l’effigie de la Vierge accompagnée de l’inscription « O MATER DEI MEMENTO » (Ô mère du Seigneur souviens-toi de moi) se charge d’un contenu prophylactique (moyen préventif). La signature de Niccolo Silva est gravée en plusieurs places. Par un singulier hasard, le plus grand nombre des œuvres de ce maître sont conservées au musée de l’Armée.

Cuirasses de fantassins

dossart de cuirasse milanaise

dossart de cuirasse milanaise

Cuirasse milanaise 1480

Cuirasse milanaise 1480

cuirasse allemande 1490

cuirasse allemande 1490

Cuirasse à l'allemande

Cuirasse à l’allemande

Cuirasse à l’antique d’un capitaine Lansquenet (polyptique de Saint Viâtre.  La passion du christ. .début 16 ème siècle, photographie de Martine Vallon).

Cuirasse à l’antique d’un capitaine Lansquenet (polyptique de Saint Viâtre. La passion du christ. .début 16 ème siècle, photographie de Martine Vallon).

Casques :

Bassinet de Bayard

Bassinet de Bayard

barbute 1481

barbute 1481

armet de Galiot de Genouillac

armet de Galiot de Genouillac

Armet de François Ier

Armet de François Ier

Epées :

épées à 2 mains

épées à 2 mains

épée lansquenette

épée lansquenette

Cinquedea

Cinquedea

Armes d’hast :

Guisarmes, vouges, corsèques

Guisarmes, vouges, corsèques

Guisarmes

Guisarmes

hallebardes suisses

hallebardes suisses

 Artillerie :

Le système d’artillerie mis au point dans le royaume de France dans le courant des années 1480 reposait sur le tryptique faucon/couleuvrine/canon ou le dyptique serpentine/courtauld (typologie bourguignone)

Bombarde de Louis XII (BNF, Ptolémée, Géographie). La bombarde servait encore sous Louis XII, notamment de mortier.

 

Canons :

il y a ici deux types dans cette famille, le canon pierrier et le canon serpentin. Le canon simple pesait environ 3000 lb.

Vers 1518, le ratio poids de la pièce poids du boulet est d’environ 90 à 120.

Le ratio longueur de la pièce/calibre est compris entre 10 et 20

Canon serpentine Louis XII inv n°73

Canon serpentine Louis XII inv n°73

canon Le Furieux

canon Le Furieux

Canon le furieux face

Canon le furieux face

Canon François Ier

Canon François Ier

canon de Louis XII

canon de Louis XII

Canon Courtauld Heidelberg

Canon Courtauld Heidelberg

Bombarde Louis XII

Bombarde Louis XII

Chargeoirs et écouvillons d’après le Zeugbuch Kaiser Maximilians I ca. 1502 ; BSB Cod.icon.22(bibliothèque de Heidelberg, site internet) : http://codicon.digitale-sammlungen.de/Band_bsb00020956.html

 

Coulevrines :

se sont des pièces plus longues que les canons, portant une charge supérieure de poudre.
La coulevrine se caractérise par un rapport volée/calibre supérieur à 20, allant jusqu’à 35), elles envoient des boulets d’environ 12 livres

Grande couleuvrine aux armes d'Emery d'Amboise. Cette bouche à feu est la plus longue pièce d’artillerie en bronze conservée au monde. Son décor à facettes est divisé en trois tronçons. La plate-bande de culasse ainsi que le collet de la bouche portent une fine guirlande à motif végétal. Elle a été utilisée pour l’ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem durant la maîtrise d’Emery d’Amboise de 1503 à 1512.

Grande couleuvrine aux armes d’Emery d’Amboise

La morphologie de cette bouche à feu est remarquable. Les facettes témoignent d’une grande précision dans la réalisation. La culasse est ornée d’un soleil rayonnant. Philippe Villiers de l’Isle Adam est le dernier grand maître de l’ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à avoir régné sur l’île de Rhode des 1521 à 1522, puis sur l’île de Malte jsuqu’en 1534)

Couleuvrine aragonaise

Fauconneau

Fauconneau

Couleuvrine Henri II

Couleuvrine Henri II

Couleuvrine François Ier

Couleuvrine François Ier

 Arquebuses

Arquebuses à mèches

Arquebuses à mèche

Le musée de l’Armée a le privilège de posséder cette arme d’un intérêt exceptionnel puisqu’elle correspond à une des plus anciennes arquebuses à rouet équipée d’un mécanisme de type français parvenue jusqu’à nous. Elle fut probablement acquise en Espagne par le grand collectionneur Georges Pauilhac, dont la collection est entrée aux Invalides en 1964. Rappelons que sur le « mécanisme à rouet », le feu est provoqué par le frottement d’une roue d’acier (le « rouet ») contre une pyrite de fer maintenue dans les mâchoires du chien.

arquebuse à rouet